Conquête, innovation et bienveillance...

Provoquer les rencontres, accélérer les décisions, améliorer la connaissance, tels sont les enjeux opérationnels et philosophiques du réseau des Conquérants Bretons qui réunit sous la bannière noire et blanche ceux font avancer leur région, contribuent à son développement et donnent une chance à nos enfants de pouvoir s’y épanouir. 

Factuellement, le réseau ACB  est un réseau ouvert aux Breton-ne-s d’origine et de cœur au service du développement économique et social de la Bretagne et de son rayonnement, tant en France qu’à l’étranger.

Nous constituons un réseau de chefs d’entreprises, de cadres dirigeants et fonctions libérales des secteurs privé et public qui mobilisent leurs énergies, leurs savoir-faire et leurs réseaux nationaux et internationaux pour penser et soutenir l’économie bretonne de demain. C’est dans cet état d’esprit que nous accompagnons ces porteurs de projets et entreprises. Nous marchons sur les pas du CELIB qui, dans les années 60, a permis à notre région de prendre les bonnes décisions. 
 
Chaque mois les « ateliers des Conquérants Bretons » permettent de s’instruire, de partager, de se rencontrer autour d’un expert qui ouvre son savoir et son expérience aux membres du réseau. Chaque année (en novembre), Les « TROPHEES DES CONQUERANTS BRETONS » viennent révéler et récompenser nos pépites bretonnes qui font bouger les lignes autour de thèmes comme l'Entrepreneuriat au Féminin, l'Innovation Maritime, l'Habitat et Bien-être et la Génération y. Cette génération Y  que nous accueillons  avec bienveillance pour que nos jeunes bretons en étude ou en début de carrière trouvent à l’ACB une épaule solide pour constituer leur premier réseau, accélérateur de contacts. 
 
Nous sommes aussi attentifs aux enjeux environnementaux de notre région. Nous vivons dans la plus belle région du monde et notre devoir est de la défendre et de la protéger. Pour cela nous revendiquons une attitude conquérante, innovante et bienveillante. 
L’économie oui, mais seulement si elle est cohérente avec le respect de tous.

 
Gaël Patout,
Président ACB Conquérants Bretons

 
Accueil -
06 Août 2019
 

A la rencontre des bretons du Rwanda et du Kenya,

 

Epicentres de la révolution numérique en Afrique

 

Appel à témoignages

L'ACB initie un appel à témoignages auprès de la communauté bretonne résidant dans la région des Grands Lacs et la région portuaire de Mombasa, à l'occasion d'un voyage d'étude sur place à partir de septembre.
 
Alors que le Rwanda, hub africain de la plateforme d'e-commerce d'Alibaba, entend se hisser en "Singapour"  du mille collines en attirant des capitaux, technologies et talents entrepreneuriaux sur sa Silicon Valley : Kigali Innovation City, le Kenya renforce son débouché maritime avec le port de Mombasa, porte d'accès aux nouvelles routes de la soie.
 
N'hésitez pas à prendre contact auprès de Kevin LOGNONE : kevin.lognone@e-ismapp.com
 


_____________________________________________________
En 2018, sur les dix économies ayant enregistré la plus forte croissance dans le monde, six étaient africaines. Depuis 9 ans, la Chine est le premier partenaire commercial du continent africain, les échanges ont été multipliés par 20 depuis le début du 21ème siècle. La France se situe en 7ème position.

 
Le continent africain est devenu un terrain de la guerre d’influence entre La Chine et les Etats-Unis. Le consensus de Pékin (aides sans condition, attribuées en échanges d’accords commerciaux avec la Chine) s’oppose au consensus de Washington (prêts du FMI et de la Banque Mondiale assortis de conditions politiques et sociales, privatisations et baisse des dépenses publiques).
 
Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse, l’histoire des relations entre la Chine et certains pays africains est ancienne. La Chine de Mao a été un grand soutien lors des luttes pour l’indépendance. Le président Julius Nyerere, figure emblématique du panafricanisme et du socialisme africain, est allé une trentaine de fois en Chine avant de se retirer du pouvoir en 1985. Après une décennie de néolibéralisme, plusieurs pays africains lancent depuis 2015 des «programmes de reconquête de la souveraineté économique face aux institutions financières internationales », c’est-à-dire le FMI et la Banque Mondiale.
 
Le projet de Bagamoyo sur les bords de l’océan indien est emblématique des grands projets d’infrastructures liés à la politique une ceinture, une route 一带一路 yídài-yílù, appelé encore OBOR (One Belt, One Road) développée par la Chine. Il est en voie de devenir le plus grand port du continent africain au nord de Dar-es-Salam et a fait l’objet de nombreux articles récents dont deux pages dans le Monde Diplomatique de février 2019. Le projet portuaire s’étale sur 20 km de côtes appuyé sur une zone économique spéciale comme celle de Shenzhen en Chine. D’une capacité de 20 millions de containers par an (plus grand que le port de Rotterdam), il sera un des points d’entrée sur le continent africain. Les 10 milliards d’investissements nécessaires sont fournis par le Sultanat d’Oman et la banque chinoise Exim Bank.
 
Dans son oeuvre L'Étoile du Sud, Aventures au pays des diamants, l'écrivain breton Jules Verne glissait un plaidoyer sur le « bien mal acquis qui ne profite jamais » à travers l'exemple du diamant, qui poussait, à l'époque de l'écrivain, l'Angleterre à spolier au fur et à mesure les Boers, ces colons hollandais huguenots réfugiés de la première heure, contraints à reculer toujours plus loin dans les terres intérieures et ainsi obligés de partir à la conquête du bush, pour céder le pas à la couronne britannique, qui après avoir annexé Le Cap décidait alors de s'arroger des droits sur les provinces de l'intérieur.
Cette rivalité sera d'ailleurs à l'origine de la guerre des Boers au début du XXe siècle. Jules Verne faisait ainsi œuvre de visionnaire dans ce roman publié plus de quinze ans avant le déclenchement du conflit, en prédisant qu'une telle spoliation ne se ferait pas à terme sans lutte, tant est flagrante l'injustice des méthodes utilisées par le fort au détriment du faible.
Pour regarder l'avenir, le Rwanda et la France ont repris leurs relations diplomatiques, et ont décidé de renouer avec le passé. En témoigne notamment en 2010, la visite officielle, une première depuis le génocide de 1994, du président Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. "J'avoue que ce qui s'est passé dans le passé (au Rwanda) a laissé un moment indélébile (...) Cela va laisser la Communauté internationale, la France en particulier, reconnaître ses erreurs politiques " reconnaissait Nicolas Sarkozy.