L’internationalisation constitue une priorité car elle représente un fort levier de croissance et de rayonnement quand elle se conjugue avec l’ancrage territorial.
 
 
Liens Internet :

Témoignages :

« Forte de son histoire et de son positionnement affirmé à la croisée des réseaux, l’ACB est aujourd’hui clairement un point d’appui et d’ancrage pour les entreprises bretonnes. Paris n’est pas seulement le sixième département breton (après la Loire-Atlantique). Paris est et restera toujours une place internationale de premier choix pour projeter les entreprises bretonnes. L’ACB y a joué un rôle important ces dernières années et ne pourra que poursuivre cette belle ambition en conjuguant ses forces avec les grands projets bretons d’aujourd’hui. »

 
Loïc Hénaff, directeur général du groupe Hénaff

 
« L’Association des cadres bretons fête cette année ses 50 ans d’existence et est aujourd’hui un formidable réseau d’expertise et de compétences. À l’origine, elle était composée essentiellement d’ingénieurs et de cadres bretons, implantés dans la région parisienne, qui souhaitaient participer au renouveau de la Bretagne, proposer au gouvernement des mesures concrètes de décentralisation, apporter aux organismes consulaires bretons et aux autorités locales, leurs relations, leurs expériences, leurs connaissances des marchés étrangers.
 
Avec le temps, ce mouvement de coopération s’est progressivement amplifié pour associer les cadres bretons de l’ensemble des départements français et de l’étranger. Il s’est diversifié en intéressant des personnalités de toutes les professions pouvant contribuer au développement de la Bretagne : médecins, avocats, juristes, économistes, écrivains et peintres… L’Association agit désormais comme un relais de communication et d’échanges en mettant en relation les entrepreneurs entre eux. L’ACB dispose aujourd’hui d’une expertise dans la plupart des secteurs de l’économie qui bénéficie aux Bretons comme aux autres.
 
Le développement de la Bretagne mérite d’être soutenu, l’Association des Cadres Bretons aussi. »
 
Jean-Guy Le Floch, président du groupe Armor Lux
 

 
06 Août 2019
 

A la rencontre des bretons du Rwanda et du Kenya,

 

Epicentres de la révolution numérique en Afrique

 

Appel à témoignages

L'ACB initie un appel à témoignages auprès de la communauté bretonne résidant dans la région des Grands Lacs et la région portuaire de Mombasa, à l'occasion d'un voyage d'étude sur place à partir de septembre.
 
Alors que le Rwanda, hub africain de la plateforme d'e-commerce d'Alibaba, entend se hisser en "Singapour"  du mille collines en attirant des capitaux, technologies et talents entrepreneuriaux sur sa Silicon Valley : Kigali Innovation City, le Kenya renforce son débouché maritime avec le port de Mombasa, porte d'accès aux nouvelles routes de la soie.
 
N'hésitez pas à prendre contact auprès de Kevin LOGNONE : kevin.lognone@e-ismapp.com
 


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En 2018, sur les dix économies ayant enregistré la plus forte croissance dans le monde, six étaient africaines. Depuis 9 ans, la Chine est le premier partenaire commercial du continent africain, les échanges ont été multipliés par 20 depuis le début du 21ème siècle. La France se situe en 7ème position.

 
Le continent africain est devenu un terrain de la guerre d’influence entre La Chine et les Etats-Unis. Le consensus de Pékin (aides sans condition, attribuées en échanges d’accords commerciaux avec la Chine) s’oppose au consensus de Washington (prêts du FMI et de la Banque Mondiale assortis de conditions politiques et sociales, privatisations et baisse des dépenses publiques).
 
Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse, l’histoire des relations entre la Chine et certains pays africains est ancienne. La Chine de Mao a été un grand soutien lors des luttes pour l’indépendance. Le président Julius Nyerere, figure emblématique du panafricanisme et du socialisme africain, est allé une trentaine de fois en Chine avant de se retirer du pouvoir en 1985. Après une décennie de néolibéralisme, plusieurs pays africains lancent depuis 2015 des «programmes de reconquête de la souveraineté économique face aux institutions financières internationales », c’est-à-dire le FMI et la Banque Mondiale.
 
Le projet de Bagamoyo sur les bords de l’océan indien est emblématique des grands projets d’infrastructures liés à la politique une ceinture, une route 一带一路 yídài-yílù, appelé encore OBOR (One Belt, One Road) développée par la Chine. Il est en voie de devenir le plus grand port du continent africain au nord de Dar-es-Salam et a fait l’objet de nombreux articles récents dont deux pages dans le Monde Diplomatique de février 2019. Le projet portuaire s’étale sur 20 km de côtes appuyé sur une zone économique spéciale comme celle de Shenzhen en Chine. D’une capacité de 20 millions de containers par an (plus grand que le port de Rotterdam), il sera un des points d’entrée sur le continent africain. Les 10 milliards d’investissements nécessaires sont fournis par le Sultanat d’Oman et la banque chinoise Exim Bank.
 
Dans son oeuvre L'Étoile du Sud, Aventures au pays des diamants, l'écrivain breton Jules Verne glissait un plaidoyer sur le « bien mal acquis qui ne profite jamais » à travers l'exemple du diamant, qui poussait, à l'époque de l'écrivain, l'Angleterre à spolier au fur et à mesure les Boers, ces colons hollandais huguenots réfugiés de la première heure, contraints à reculer toujours plus loin dans les terres intérieures et ainsi obligés de partir à la conquête du bush, pour céder le pas à la couronne britannique, qui après avoir annexé Le Cap décidait alors de s'arroger des droits sur les provinces de l'intérieur.
Cette rivalité sera d'ailleurs à l'origine de la guerre des Boers au début du XXe siècle. Jules Verne faisait ainsi œuvre de visionnaire dans ce roman publié plus de quinze ans avant le déclenchement du conflit, en prédisant qu'une telle spoliation ne se ferait pas à terme sans lutte, tant est flagrante l'injustice des méthodes utilisées par le fort au détriment du faible.
Pour regarder l'avenir, le Rwanda et la France ont repris leurs relations diplomatiques, et ont décidé de renouer avec le passé. En témoigne notamment en 2010, la visite officielle, une première depuis le génocide de 1994, du président Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. "J'avoue que ce qui s'est passé dans le passé (au Rwanda) a laissé un moment indélébile (...) Cela va laisser la Communauté internationale, la France en particulier, reconnaître ses erreurs politiques " reconnaissait Nicolas Sarkozy.